3 ans d’entrepreneuriat et 10 belles leçons plus tard

par | 23 Août 2021 | Actualités

 

 Déjà 3 ans en cette rentrée 2021 que j’ai créé Prospérience !

J’ai développé mon entreprise et je me suis développée également personnellement comme je ne l’avais jamais vécu !

Que de développement depuis 3 ans pour faire sortir cette Karine de sa coquille et la faire oser suivre ses rêves et ses intuitions !

Ces 3 ans sont passés à une vitesse incroyable! 

Ce cap des 3 ans représente, dans l’entrepreneuriat, le moment où l’on se demande si on est bien pérenne. Car j’ai crée mon entreprise pour vivre une vie RICHE dans tous les sens du terme.

Riche de rencontres : c’est dingue cette solidarité qui existe entre entrepreneurs et cette appétence à la rencontre.

Comme dirait Janine Boissard « Je ne crois pas au hasard. Le terrain se prépare patiemment en nous, où fleuriront les décisions et les rencontres, et un jour tout est prêt pour un changement que certains, à tort, qualifient de brutal ou de miraculeux. On rencontre une idée ou un être comme on se rencontre soi-même »

Riche d’échanges : qui dit rencontres dit échanges formels, informels, courts, longs, superficiels ou puissants.

Comme dirait Georges Bernard Shaw « Si tu as une pomme, que j’ai une pomme et que l’on échange nos pommes, nous aurons chacun une pomme. Mais si tu as une idée, que j’ai une idée et que l’on échange nos idées, nous aurons chacun deux idées »

Riche d’aide reçue et donnée 

Comme le dit Bill Clinton  » Nous ne pouvons construire notre avenir sans aider les autres à construire le leur « 

Riche de transmission dans les formations, coachings commerciaux et sessions de co-développement entre dirigeants

La poétesse Josiane Coeijmans dirait  » lorsque les oiseaux chantent , ils ne font que transmettre la chorale des anges « , j’ai parfois l’impression d’être ce colibri qui essaime.

Riche d’apprentissages et d’expériences : diriger une entreprise c’est se former en continu pour comprendre, s’adapter et de ce coté là je me suis gâtée et fait plaisir !

Riche de joies : au contact de mon réseau professionnel qui s’est complètement redessiné après mes années de salariat et, la joie de vivre de ma passion qu’est le lien entre les personnes 

Robert Allen dit « Avec les gens, il est préférable de construire des ponts plutôt que des clôtures «  et je suis bien en phase avec lui !

Riche d’optimisme : j’ai découvert mon potentiel positif et optimiste et je le partage grâce à la ligue des optimistes que je vous invite à suivre pour muscler cette faculté à voir en priorité ce qui va bien et se préparer mentalement aux opportunités imprévues comme le dirait Philippe Gabilliet, président de la ligue.

Riche de liberté : Ça vaut tout l’or du monde de se sentir libre, à la bonne place avec les bonnes personnes et se rendre juste des comptes à soi.

Riche en euros bien sûr : Pour pouvoir faire vivre ma famille, m’épanouir, ne pas compter mon temps, mon aide, mon investissement je gagne ma vie et je vis bien grâce à ma passion.

L’argent est un moyen, pas une fin en soi et comme dirait Carol Higgins Clark « l’argent n’achète pas le bonheur, mais au moins il vous paye tout le reste « 

Toutes ces formes de richesse, je les partage avec d’autres entrepreneurs, des salariés, et un pourcentage de mon chiffre d’affaire est reversé à une association caritative qui me tient particulièrement à coeur .

Sans plus attendre, voici les 10 leçons que je retire de ces 3 années à sauter chaque matin dans le vide , car c’est bien cette sensation que j’ai ressentie très souvent ! 

Leçon 1 : Ne pas être guidée par mes peurs mais par mes envies 

Quand je prends des décisions , quand je m’engage professionnellement ou financièrement, je sens la peur monter… bien souvent accompagnée de stress et de procrastination. Combien de fois ai je décalé un travail, une décision jusqu’à devoir au pied du mur, devoir travailler le soir, le week end ….

Alors, je décide désormais de me lancer non pas comme une funambule dont la vie tient à un fil (c’est hyper flippant et je n’en dormirai plus !), mais en visualisant mon envie, mon projet, en vibrant pour sa finalité et en imaginant un pont solide vers cette décision.

J’écris des mantras, je découpe des photos de mon objectif et je l’affiche dans mon bureau, ma salle de bain, ma chambre pour l’apprivoiser jour après jour.

Leçon 2 : M’accepter en globalité 

Mes failles, mes défauts, mes imperfections, mes côtés obscurs font partie de moi . Toute l’énergie que je mettais à les gommer, les nier, les enfouir est une énergie perdue !

Ils font partie de moi et désormais ils ont chacun un petit prénom, je leur parle, ils me font même rire, je les aime car sans ombre, il n’est pas de lumière !

Non seulement, ils ont baissé en intensité mais en plus j’ai gagné en authenticité ; j’accepte de plaire ou de déplaire ; j’accepte d’être aimée ou pas. Je m’accepte telle que je suis parfaitement imparfaite!

Leçon 3 : Oser montrer ma vulnérabilité 

C’est une méditation, un matin, qui a changé totalement mon regard sur la vulnérabilité ; j’ai pris conscience que je l’associais à de la faiblesse or, être sensible, gagnée par ses émotions et oser le dire c’est plutôt un signe courageux, non ?

Merci l’application petitbambou d’être mon partenaire fidèle chaque matin, grâce à des programmes variés de méditation et des musiques d’ambiance dans la journée.

A ma création d’entreprise, je me suis promise de méditer chaque jour. OHHH …ce n’est pas simple chaque jour et l’habitude peut vite se perdre …ou l’envie de rester dormir 20 minutes de plus…

Mais désormais, je ressens le besoin tel, que la méditation est devenue mon refuge, mon médicament anti stress, ma dose de lâcher prise.

J’ai aussi découvert la cohérence cardiaque : ma respiration, ta respiration est une puissante source de calme intérieur.

Leçon 4 : Mon discours interne peut être néfaste sur moi

Il m’est arrivé de tourner en boucle et de me parler mal , de me faire des reproches d’être « trop » ou « pas assez » ; ce discours pouvait me plomber et me vider car je peux être horriblement dure avec moi .

Plus que ne le feraient d’autres personnes. 

C’est facile quand on est salarié de dire que c’est l’autre qui nous plombe, nous rabaisse, nous pompe notre confiance.

Mais quand on a son entreprise, on peut devenir avec une facilité épatante, son propre bourreau !

Ça nous pète au visage et je me suis rendue compte que j’étais la seule responsable de ce discours interne.

Alors , j’ai pris une photo de moi quand j’avais 6 ans et je l’ai regardée chaque jour ; j’ai été bien plus bienveillante avec moi même car c’est beaucoup plus dur de critiquer une enfant de 6 ans.

Quand le discours vient malgré tout, la cohérence cardiaque m’aide à m’oxygéner et renouveler des pensées positives.

Leçon 5 : Oser demander aux autres de l’aide 

Je suis de nature à proposer spontanément de l’aide, ou une écoute et je m’interdisais de demander aux autres un coup de main , un service ou juste de m’écouter (vous l’aurez compris, il ne fallait pas qu’on sache que je ne sais pas tout faire ou que je ne comprends pas tout !).

J’ai encore des progrès à faire en pro et en perso aussi d’ailleurs car verbaliser ce qu’on attend ou son besoin, c’est souvent prendre conscience que l’autre ne comprend pas les signaux que l’on fait et si je ne demande pas, rien ne se passe ! Je reste dans mes suppositions et mes rancoeurs ou ce discours « il/elle ne voit pas que j’ai besoin d’aide ?? »

Je me dis désormais que demander c’est progresser, c’est apprendre de l’autre, c’est accueillir aussi ma vulnérabilité, mes imperfections.

Demander c’est aussi laisser de l’espace à l’autre pour nous aider et qu’est ce que ça lui fait du bien de pouvoir nous aider  !

Leçon 6 :  Lâcher prise sur mes objectifs 

Dans mon parcours commercial, j’ai toujours eu des objectifs chiffrés ! pas de vie commerciale sans objectif  … les objectifs chiffrés sont la matérialisation du plan d’actions commerciales , directement issus de la vision de l’entreprise.

J’ai des objectifs pour Prospérience et tout ne se passe pas toujours conformément à ceux ci !

La première année, je n’ai pas réalisé les objectifs que je m’étais fixée et là …. grosse claque car j’ai toujours atteint mes objectifs avec plus ou moins de facilité et j’y ai toujours mis un point d’honneur.

Donc gros stress, grosse remise en question sur mes capacités, au lieu d’aller chercher la vraie cause de leur non atteinte (toujours ce discours interne « peau de vache »)

J’ai découvert que ma vision n’était pas si précise que ça et donc la déclinaison de mes objectifs en était le reflet... 

Eh eh !  pas simple en année 1 de savoir tout et de tout décliner sans avoir d’historique, de ressentis, de succès, d’échecs … j’y étais allée au doigt mouillé et je m’accrochais mordicus à ces fichus chiffres projetés !

En année 2, il y a eu le covid en partie et j’ai donc « lâché » en me disant que cette situation était inédite et advienne que pourra, mon discours a été alors :   » j’ai ma vision plus claire en année 2, je bosse comme une folle, je sais m’adapter, j’aime le digital, j’adore ce que je fais , je le fais très bien , je suis à ma place » et en année 2 j’ai réalisé mes objectifs malgré ces circonstances ! 

En année 3, j’explose les objectifs et sans l’avoir prévu dans mes budgets, je saisis la chance de louer un bureau proposé par une fée qui s’est penchée sur mon berceau il y a 4 ans.

Je peux mieux accueillir mes clients, créer un cocon de travail inspirant pour moi même et pour mon équipe en gestation.

Pour préparer l’année 4 et le virage que va prendre Prospérience, j’embauche Julien, un jeune talent ambitieux et prometteur en Master.

Je délègue de nombreux sujets à des free lance de confiance (oui j’essaie ne plus tout contrôler !), je fixe des objectifs que je me sens prête à revoir dans un sens ou un autre sans pression.

Je marche dans le vide et à la fois je me sens protégée et sécurisée ; difficile à décrire cette sensation …bien agréable …. de ne plus avoir peur et de suivre mes envies.

Leçon 7 : J’aime mon indépendance et je déteste la solitude (et ses conséquences)

Gros paradoxe non ? 

Pendant le confinement, je découvre aussi que je ne suis pas la seule ! ouf je suis normale 😂

De nombreux dirigeants d’entreprise se sentent aussi seuls, isolés et en souffrance face à des problèmes qu’ils vivent, des projets qu’ils souhaitent challenger et pourtant ne ils voudraient pour rien au monde repartir salariés dans un groupe.

Ils ne recherchent pas un ènième réseau d’affaires, non.

Ils recherchent, nous recherchons, un réseau d’échange, de mise en commun d’intelligences multiples, un réseau de confiance et d’écoute bienveillante pour trouver des solutions, et passer à l’action.

Alors je me forme et je me certifie au co-développement (méthode Canadienne de Claude Champagne et Adrien Payette) puis, je lance des groupes d’entrepreneur(e)s pour pratiquer le co-développement (les co’ptimistes): chacun existe en tant que personne et entreprise (respect de son indépendance) et chacun est un maillon de l’intelligence collective (refus de la solitude et de ses conséquences) pour unir ses forces et se développer.

Leçon 8 : Ensemble on va plus loin! 

Parfois, je me dis que que seule je vais plus vite car je m’économise des explications et je me « suffis »  et je découvre que c’est encore une croyance limitante, c’est juste ma vérité.

Le fait de travailler en co-développement me prouve chaque jour, qu’ensemble on va plus loin, plus haut ! Je m’autorise à voir plus grand (je vous recommande le livre la magie de voir grand de David Schwartz) .

Écouter les autres m’inspire au delà de ma vérité.

Cette leçon m’amène à recruter cette année Julien qui rejoint Prospérience en alternance en septembre et qui sera mis à l’honneur très vite pour vous le présenter.

Leçon 9 : Mon intuition et mes émotions sont des sources d’inspiration précieuses 

Me connecter à cette intuition c’est mettre en off mon cerveau logique et faire taire les schémas appris.

C’est lutter contre ma « logique ».

C’est accueillir des informations, faire des prises de conscience.

C’est laisser infuser une décision et le lendemain avoir un « euréka », ou lire la réponse dans un article, l’écouter dans la bouche d’un ami et sentir que c’est ça ….

C’est se réveiller la nuit avec un rêve ou un article qui s’écrit en 5 minutes

C’est vibrer en lisant un livre ou écoutant un podcast…sans savoir pourquoi ça remue autant jusqu’au moment où la pièce du puzzle s’insère au bon endroit !

La méditation est un moment où peuvent aussi arriver les fulgurances à condition de les écouter et décider d’en faire quelque chose.

Cette intuition m’aide aussi à me protéger des personnes qui pourraient être mal intentionnées, cette petite voix qui dit « bof pas envie de le/la voir » « je fais un effort » « ou la voiture qui tombe en panne … tous ces signes, j’essaie désormais de les décrypter ou les écouter.

Leçon 10 : Aimer apprendre, être créatif et être curieux est un cadeau 

Cette soif d’apprendre, de comprendre, de lire, de questionner, de créer, de remettre en question m’a été souvent reprochée.

« T’en n’as jamais assez » « tu es instable » « tu cherches toujours plus  » « tu es un électron libre » « tu t’ennuies vite », phrases entendues de certains anciens managers.

Je prends ça maintenant pour un compliment et je me nourris de ces apprentissages car pour être un(e) chef(fe) d’entreprise accompli(e), c’est indispensable d’évoluer, d’être curieux, de grandir, de s’adapter grâce à soi et grâce aux autres ! 

La curiosité est un bien joli défaut . Sans ces remarques blessantes à l’époque, je n’aurai peut être pas saisir ma chance il y a 3 ans à créer.

Ces 10 leçons sont ma vérité et peut être certaines se rapprochent de la tienne ?

Peut être veux tu partager les tiennes et aider d’autres entrepreneurs à grandir, à s’unir ? Peut être as tu besoin aussi de ne plus être seul(e) et tisser des liens vrais , professionnels et grandir jour après jour ?

Contacte moi en prenant un rdv de 30 minutes pour en savoir plus sur les groupes co’ptimistes car, si tu as lu ce billet jusqu’au bout il y a forcément un signe.